Papers, Please
Ce qui se fait de mieux sur la scene indépendante. Un thème totalement indédit et une prise de risque maximale, des graphismes minimalistes qui pour autant servent le jeu, des choix ergonomiques douteux au premier abord jusqu'à ce que l'on comprenne que c'est fait sciemment car c'est à la fois la base du gameplay et un des éléments qui fait qu'on commence à réfléchir au message qu'envoie ce jeu... c'est d'une intelligence rare.
Au premier abord, on se demande pourquoi on a acheté ce jeu tout moche dans lequel on incarne un douanier à la frontière d'un pays rappellant les plus grandes heures soviétiques. Après quelques heures de jeu, on se choque soit même de l'immoralité des choix que l'on fait et on reflechie sur l'instinct de survie, la dose d'égoisme que celui-ci peut engendrer, et on s'étonne d'avoir envie de voir ce que le jour suivant réserve comme nouvelle situation absurde.
La durée de vie n'est pas énorme, mais c'est clairement une expérience à faire.