Tesla Effect: A Tex Murphy Adventure
Aaaah, le retour du bon vieux Tex Murphy, ce mythique privé, cliché des années prohibition dans un unives futuriste, un peu post apo, façon Blade Runner. Habitant du quartier mutant (le loyer y est plus abordable), Tex se reveille après une agression dans son bureau, plus cosy que dans ses souvenirs. La découverte d'importants moyens financiers lui confirme qu'il a dû rater un épisode... voir même plusieurs : après quelques discussions avec le voisinage, il comprend qu'il a un trou de mémoire de 7 ans, et que durant cette période, Tex n'a pas été un voisin modèle.
Tex devra donc tenter de recouvrer ses souvenirs, et ne manquera pas, ce faisant, de se mettre dans un improbable bourbier, façon complot planétaire, comme d'habitude.
Parlons peu, parlons bien, qu'en est-il de ce nouvel opus ?
C'est très symple : c'est du Tex Murphy pur jus. Si vous avez aimé les précédents, vous aimerez celui là, c'est exactement la même recette. Chris Jones, malgré son petit coup de vieux, est toujours efficace et incarne le privé idiot à la perfection. Toute la distribution fonctionne à merveille, et c'est agréable de retrouver une telle débauche de vidéo digitale (de qualité honorable qui plus est). Par contre, n'attendez pas de miracle technique : le moteur 3D est pauvre, très pauvre. C'est donc assez moche en dehors des scenes de dialogues ou de coupe, mais ça n'est pas bien grave, on a tout de même beaucoup de plaisir à arpenter les décors, torche à la main, à la recherches d'objets à associer ou de puzzles à résoudre. Les énigmes sont généralement assez logiques, on a rarement besoin de faire des allers retours peinibles (qui sont de toute façon bien racourcis par la carte), on reste très peu coincé, et dans le pire des cas, le système d'aide intégré donnera un coup de pouce.
Il m'aura fallut une grosse dixaine d'heure pour boucler le jeu, ou du moins pour arriver à une des fins, car il y'en a clairement plusieurs. Pour moins de 20€, c'est plus que correct, et j'ai pris plaisir à retrouver cet univers juste ce qu'il faut de noir, juste ce qu'il faut de loufoque. J'espère que Chris Jones ne s'arretera pas là et nous fera encore un épisode ou deux avant de raccrocher son imper et son chapeau.