INSIDE
Inside est minimaliste.
Pas d'intro, pas de scenar, pas de commandes compliquées.
Le jeu nous met directement dans les pattes d'un gamin habillé d'un affreux pull rouge dont on ne connait même pas le nom (encore faut-il qu'il en aie un). On va l'appeler Michel pour le côté pratique. Michel se dirige en vue de côté, comme un bon vieux plateformer, dans des décors en 3D, plan fixe 2D, très sobres mais très jolis. Michel est dans une forêt, en pleine nuit, on se demande bien ce qu'il fout là, ses parents sont probablement des irresponsables de premier ordre, ou alors ils l'ont abandonnés... ou alors ils sont morts... on en sait foutre rien. Toujours est-il que Michel est dans la foret, et qu'il semble vouloir s'infiltrer dans un complexe curieusement gardé où on sent qu'il se passe des choses pas très nettes. Ou alors il s'en enfuit ? Ou il y retourne ? Un peu de tout ça peut être... Là encore, on en sait foutre rien. Bref... Michel sait courir, il est assez agile pour s'affranchir des obstacles classiques avec une certaine grâce, mais Michel n'est franchement pas un warrior. A la moindre incartade, il prend cher, et claque pitoyablement, tel un hamster oublié dans un micro onde. Ainsi, Michel se fera étouffer, noyer, tirer dessus avec des flechettes tranquilisantes, éléctrocuter, balancer dans le vide, pulvériser, croquer par des clébards, noyer, et encore noyer.. Et ce sans compter les chutes dans le vide. Oui, Michel aurait dû rester sagement dans sa chambre à jouer à la console, mais on ne sait pas si Michel a une chambre, ni si les consoles existent, vu qu'on ne sait pas quand se passe le jeu. Ni où. Souvent, Michel devra être discret pour esquiver les ennuis. Souvent, il devra reflechir, aussi. Utiliser la physique, les éléments à sa disposition, pour ouvrir des passages, créer des diversions, et faire plein de ♥♥♥♥♥♥♥♥♥ qui vont faire que les gens qui le pourchassent ont de plus en plus de bonnes raisons d'être en pétard après lui. Il est possible que Michel soit juste un petit ♥♥♥, mais ça non plus, on ne sait pas. Mais plus Michel progresse dans le complexe, plus on est confronté à des technologies bizarres, et, je confirme, des expériences pas nettes du tout. Traffic de corps "controlables par la pensée", manipulation de la réaction des liquides à la gravité, et autres machines étranges vont devenir le lot de Michel pour un petit moment, pour finalement devenir des outils supplémentaires avec lesquels il arrivera à composer. Je n'en dirais pas plus sur les aventures de Michel, mais sachez juste que pendant 3 bonnes heures, il va non seulement prendre très très cher, mais aussi évoluer (ce qui changera énormément le gameplay).
Techniquement, c'est très propre. Ca tourne sans accroc, c'est toujours très joli, malgré une palette volontairement très dépouillée. Le jeu évoque pas mal Deadlight, en fait, c'est un peu Deadlight à l'envers. La palette est très proche du monochrome : du bleu palot, du noir, du blanc, du gris. Le seul élément coloré permanent est ce satané pull rouge. Ca fonctionne bien, ça contribue à rendre l'ambiance oppressante. Les sons et la musiques sont très propres aussi, à l'image du reste du jeu : sobre et efficace.
En conclusion : je recommande ce jeu sans hésitation, le seul bémol que je pourrais lui trouver, c'est le prix. 20€ à l'heure actuelle, c'est un peu cher pour un jeu qui se boucle en 3h sans forcer. Mais comme la qualité est là, ça vaut le coup quand même. A noter toutefois que sans être violent ni flippant à proprement parler, ce jeu peut être éprouvant pour les plus émotifs. On y voit quand même pas mal de trucs bizarres, et surtout, Michel n'est un gamin, et il crèvera des centaines de fois de façon assez brutale.
Vous êtes prévenus !