Danganronpa 2: Goodbye Despair
Si vous tombez sur cette eval par hasard, et que vous ne connaissez pas le premier, je vous invite à aller lire mon évaluation de celui-ci. Ca m'évitera de trop me répéter, car j'écris les deux d'un coup, et qu'ils se ressemblent énormément.
En effet, même défauts : on est toujours dans le portage vite fait, d'un jeu qui n'est de toute façon pas la panacée techniquement. Même moteur un peu pourri. Même genre de musiques (quoique plus variées et globalement moins saoulantes). Même gameplay. Copie carbone, à quelques exceptions près (certains minijeux ont été légèrement modifiés, et d'autres ajoutés).
La recette est donc exactement la même.
Concentrons nous donc rapidement sur l'histoire (sans spoiler le précédent opus).
Encore une fois, on incarne un jeune ado qui veut rentrer dans la Hope Peak Academy, cette université d'élite réservé aux jeunes talents, qui sont literralement les meilleurs dans leur domaine. Et, encore une fois, à peine un pied mis dans l'université que le "héros" tombe dans les vappes, pour se réveiller dans une salle de cl... ah non. Il se réveille sur une plage.. Paradisiaque par certains aspects, mais "glauquement mignonette" par d'autres. Il est immédiatement alpagué par un certain Nagito, lui aussi élève de l'université, pourvu du talent de chance ultime (oui, comme le héros du précédent opus). Il est un peu bizarre, mais il a l'air sympa, et propose de faire visiter l'ile a Hajime (nous, quoi). Car effectivement, on est sur une île. Avec de chouettes installations : une petite ferme sympa, un supermarché, un aéroport (mais avec des avions sans moteurs), un complexe hotelier bien agréable. C'est joli, c'est en plein air, mais... ça reste une île de laquelle il parait impossible de partir. Encore une fois (décidement), on va tomber sur une tripotée d'autres élèves (15 autres en comptant Nagito), tous pourvus d'une capacité ultime (le coach ultime, la gymnaste ultime, la gameuse ultime, la princesse ultime, le cuisinier ultime, etc..). Mais Hajime, lui, semble incapable de se souvenir de sa propre capacité ultime. Pas de bol. Et c'est là que, encore une fois, une peluche fait son apparition. Mais ce coup ci, ce n'est pas l'ours débile Monokuma. C'est une mignonette (et très agaçante) petite lapine, nommée Usami. Celle ci explique qu'il s'agit là d'un voyage scolaire. Comme dans le précédent opus, les élèves ne peuvent pas partir. Comme dans le précédent opus, il y'a des règles, mais ici, elles interdisent toute violence, et prône la bonne entente. L'objectif est d'apprendre à connaitre les autres au maximum, collaborer, échanger. Se faire des potes quoi.
Et voilà. C'est le but du jeu. Qui ne va durer que quelques instants.
Au moment ou les élèves commencent à accepter la situation et à profiter du moment, Monokuma, le "mephisto" ours en peluche psycopathe du premier opus, débarque en force, botte le ♥♥♥ d'Usami, la prive de ses pouvoirs, la travesti en sa "petite soeur", la renomme "Monomi", et prend le contrôle de la situation.
Et le voyage scolaire se transforme à nouveau en killing game. Les règles sont les mêmes : tuer pour devenir diplômé et obtenir le droit de quiter l'île, mais sans se faire démasquer par les autres élèves. Là encore, on oscillera entre phase de "dating sim'", phase d'enquête lorsqu'un meurtre subvient, et phases de procès pour déterminer qui est le tueur. Là encore, dans cette dernière phase, on ira de minijeu en minijeu (à peine plus interessants qu'avant) pour faire avancer le débat et influencer le vote des autres. A l'issue du vote, si le meurtrier est démasqué, il est puni. Sinon, il est diplomé, libéré, et tous les autres sont punis. Et là encore, punition signifie éxecution.
Même chose donc ? Oui, et non. Déjà, il faut préciser que même si ça n'est pas évident dans le pitch, il s'agit bien d'une suite directe. L'histoire vient prolonger celle du 1, et en combler quelques trous. Même s'il n'est pas nécessaire d'avoir terminé le premier épisode, ça reste quand même souhaitable (sinon vous pouvez rattraper le coup en trouvant l'animé "Daganronpa - The animation" qui est une copie carbone du premier jeu). Toutefois, cet épisode pousse plus loin le côté "débile". Entre le cadre, les situations, et l'évolutions de certain personnages, on a l'impression que les auteurs ont abusé de substances illicites. Néanmoins, on constate vite que les meurtres sont encore plus élaborés, encore plus tordus dan leur résolution, le nombre de couche a drastiquement augmenté. En plus, les élèves se retrouvent confrontés à des situations différentes, avec des contraintes plus variées, qui viennent complexifier les enquêtes. En effet, on constate rapidement qu'il y'a plusieurs îles au thématiques différentes, un peu à la manière d'un parc d'attraction. C'est un terrain de jeu plus "vaste" qui permet à Monokuma d'être plus créatif dans ses traquenards, qui mènent en général à de nouvelles opportunités de meurtres. Et ça fonctionne très bien. On est encore plus largué que le premier, et encore plus fier quand on arrive à anticiper le dénouement d'une enquête. En plus, le duo Monokuma/Monomi, qui semble vraiment ne pas être potes du tout, met de l'animation (souvent débile), mais amène aussi une certaine confusion. On se demande qui manipule qui, qui est le vrai salopard. En plus des autres élèves, encore plus tordus quand dans le premier. On est encore plus surpris de l'évolution de l'intrigue, très bien orchestrée. Et le meilleur reste le dénouement, qui se paye le luxe de rendre l'ensemble, jusqu'alors décousu, voir débile, totalement cohérent (et je dis bien totalement). Un peu comme dans ces bons films ou on réalise tout à la fin qu'aucun détail n'était là par hasard.
Ma conclusion sera donc exactement la même que pour le précédent : si vous cherchez un point'n'click bien compliqué, ça n'est pas le bon jeu. Mais si vous aimez anticiper les scénrios complexes ou les enquêtes de romans policiers, c'est top. Et si vous avez aimé le premier, n'hésitez pas, achetez direct. Bien que j'avais une petite préférence pour l'ambiance plus oppressante de l'école du premier, la qualité d'écriture et la complexité des meurtres sont clairement supérieures.